Ta ‘blexa mazí sou
(Τα ‘μπλεξα μαζί σου)
Τα ‘μπλεξα μαζί σου να πρώτη χαρα μου Να κοντά σου βρήκα η μάυρη συμφορά μου Αχ, κάθε και πίσω το κάνω κουκλά μου χρυσή Μα εσύ μου έχεις φάει τη ζωή μου τιμήσει Κάθε μέρα με πληγώνεις, Αχ εσύ, αχ εσύ ! Τα ‘μπλεξα μαζί σου να χαρώ λιγάκι Μα κοντά σου πίνω το πιο πικρό φαρμάκι Αχ,Ό,τι μου ζητήσεις Το έχεις κουκλά μου χρυσή Μα εσύ μου έχεις φάει τη ζωή μου τιμήσει Κάθε μέρα με πληγώνεις Αχ εσύ, αχ εσύ Τα ‘μπλεξα μαζί σου πίκρες να ξεχάσω Μα το νου μου τώρα, κοντεύω να τον χάσω Αχ, δεν σου χαλασα χαρτίρι κουκλά μου χρυσή Μα εσύ μου έχεις φάει τη ζωή μου τιμήσει Κάθε Μέρα με πληγώνεις , Αχ εσύ, αχ εσύ | Je t’ai embêtée, toi ma première joie J’ai trouvé près de toi mon sombre malheur Ah, je fais tout et n’importe quoi, ma poupée dorée Mais toi, tu m’as bouffé la vie que je honorais Chaque jour, tu me blesses, Ô toi, Ô toi ! Je t’ai embêtée pour être un peu heureux Mais près de toi, je bois le poison le plus amer Ah, tout ce que tu me demandes, tu l’as, ma poupée dorée Mais toi, tu m’as bouffé la vie que je honorais Chaque jour, tu me blesses, Ô toi, Ô toi ! Je t’ai embêtée pour oublier mon amertume Mais maintenant, je suis sur le point de perdre la tête Ah, je ne t’ai pas trahi, ma poupée dorée Mais toi, tu m’as bouffé la vie que je honorais Chaque jour, tu me blesses, Ô toi, Ô toi ! |
Tout est parti d’une blague. Nous avions été contents de découvrir cette magnifique chanson laïko dans le plus pur style des années 60 : riche orchestration avec bouzouki, accordéons, violons orientaux, darboukas, portant une voix chaude et très ornementée comme on les aime. Il nous la fallait celle-là !
Cependant le titre « ta ‘blexa mazi sou » nous intriguait car il peut signifier plusieurs choses en grec : pour bien vérifier le sens, nous avons utilisé une application bien connue de traduction en ligne et sans faire exprès, avons appuyé sur la petite icône “haut parleur”. La voix numérique nous a surpris et beaucoup amusé. Nous est venu l’idée saugrenue de l’intégrer dans notre arrangement, sous la forme d’un sample égrené et scratché tout au long du morceau : voilà nous avions trouvé la signature !
Le reste s’est fait tout seul : nous accélérons le rythme au maximum jusqu’à la limite du tenable pour les thèmes instrumentaux et le chant, insistons sur son côté très binaire assez loin de l’original et à notre grande joie, l’esprit disco année 80 jaillit d’un coup. Nous rajoutons des « pou pou » chantés comme des rebonds de balle de tennis, idée bizarre mais qu’on trouve rigolote.
En studio, la production pose sa royale patte avec deux super idées : ajouter une nappe d’arpégiateur cosmique qui renforce le groove et faire sonner comme du pink floyd l’accompagnement basse/bouzouki du solo ultra jazz de la flûte. Cerise sur le gâteau : la descente de la ligne de basse en toute fin, heureuse trouvaille du bassiste.
